30 avril 2017

Hannelore Cayre en conversation avec Christine Ferniot à la Bilipo

Anne-Marie Métailié, Hannelore Cayre et Christine Ferniot à la Bilipo
La Bibliothèque des littératures policières (Bilipo - 48 rue du Cardinal Lemoine - 75005 Paris) a eu la riche idée d'inviter Hannelore Cayre, auteur du formidable La Daronne (éditions Métailié, voir chronique ici). Interrogée par Christine Ferniot, elle a répondu avec beaucoup de spontanéité, abordant des sujets difficiles avec une franchise émouvante et rendant compte d'une réalité particulièrement préoccupante.  Morceaux choisis...

25 avril 2017

Andreï Doronine, l’interview en roue libre

 
Thierry Marignac, Andreï Doronine et Pierre Fourniaud
Andreï Doronine est un sacré personnage... L'allure d'un lutin capable d'apparaître et de disparaître à volonté, l'expression étonnée et un peu méfiante de quelqu'un qui se demande ce qu'on lui veut, et puis finalement, finalement... Andreï Doronine est, surtout, un auteur singulier, et sa parole est à la hauteur de ses mots sur le papier, ce qui n'est pas peu dire (voir ici la chronique de son Transsiberian Back2Black). Après avoir lu des extraits de son recueil de nouvelles pour les lecteurs de la Librairie du Globe, il a bien voulu se prêter au jeu des questions et des réponses, qu'il en soit remercié. Un grand merci aussi à son traducteur et directeur de collection, Thierry Marignac, qui a su faire passer bien davantage que des mots, et à Pierre Fourniaud, son éditeur, pour avoir permis cette rencontre... et participé activement à l'interview.

19 avril 2017

Andreï Doronine, "Transsiberian Back to Black" : drôle comme la mort

Qui est donc Andreï Doronine ? La quatrième de couverture du livre nous donne peu d'indices : né en 1980, ex-toxico, époux d'Olga Marquez, chanteuse d'un groupe de musique populaire en Russie et en Ukraine. Voilà. Rien qui laisse vraiment soupçonner la nature des textes qui s'offrent à nous dans ce Transsiberian Back to Black, recueil de nouvelles noires qui vient rejoindre ses prédécesseurs signés  Kozlov et Constantinov dans la collection Zapoï, qui n'a probablement pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs.

Transsiberian Back to Black, c'est un peu comme une parade de cirque. Les histoires qui y sont racontées nous font peur, nous glacent le sang, et finalement, à notre grande honte, nous font sourire. Tout comme au cirque, on a beau craindre pour l'acrobate ou le dompteur, c'est un plaisir coupable qui gagne. Tout comme au cirque, les odeurs sont fétides, on respire les effluves du sang et des sueurs froides, et pourtant on reste là, fasciné, conscient d'avoir devant nous, sous les mots, un objet singulier, dérangeant, touchant, et dénué de toute pose littéraire. 

18 avril 2017

Valerio Varesi, l'interview en roue libre

Les romans de Valerio Varesi sont arrivés en France l’année dernière grâce au flair des éditions Agullo. Le Fleuve des brumes (voir chronique ici) plantait le décor : Parme, le nord de l’Italie, un commissaire Soneri attachant bien qu’un brin taciturne, une intrigue qui débouchait sur une évocation de la mémoire de l’Italie avec la période fasciste. Dans La Pension de la via Saffi (voir chronique ici), Valerio Varesi parachevait son opération de conquête du public français, avec un héros plus fouillé, plus complexe et plus attachant, un rythme lent qui laisse la place à la réflexion, un sens de l’atmosphère rare et une intrigue qui réussissait à nous rapprocher à la fois de l’histoire personnelle de Soneri, et toujours du passé de l’Italie, avec cette fois-ci un retour aux années de plomb. En avril, Valerio Varesi bouclait une véritable tournée française. J’ai profité de son passage à Paris pour lui poser les questions qui me taraudaient. Un grand merci à lui pour ses réponses généreuses et patientes. Merci également à sa traductrice Florence Rigollet, ainsi qu’à l’équipe des éditions Agullo qui a permis cette rencontre.

17 avril 2017

Anne Bourrel : l'interview en roue libre épisode 2

Anne Bourrel en lecture musicale à la Maison de Julien Gracq (photo Michel Durigneux)
Le Festival Mauves en noir a été non seulement une réussite festive et fertile en belles rencontres, mais aussi l’occasion de retrouver Anne Bourrel, que je n’avais pas pu croiser depuis la publication de L’Invention de la neige (voir la chronique ici).  Anne, passionnée de tango, rentrait juste de Buenos Aires. Vous allez voir que le jet lag ne nuit ni à sa bonne humeur ni à son intelligence pétillante.  L’occasion était trop belle, nous nous sommes installées au soleil, j’ai ouvert le micro et … voilà, prenez un siège.

11 avril 2017

Mauves en noir : un festival bien rodé, chaleureux et riche en belles rencontres

Qu'attend-on d'un festival de polar ? Partager, découvrir, rencontrer, écouter, échanger... Quand tout est au rendez-vous et qu'en plus les festivités se déroulent dans un cadre à taille humaine, dans la verdure et sous le soleil, que dire de plus ? Ah oui ! On y retournera. Retour en images sur un week-end vraiment réussi, et un clin d’œil de reconnaissance aux organisateurs, aux bénévoles et à l'association Fondu au noir, qui ne manquent ni d'imagination, ni d'énergie ni d'efficacité.

Anne Bourrel, solaire et souriante
Max Obione et Sébastien Gendron

Articles récents